Lazhari Labter, l'éditeur des coups de
coeur
Raison sociale (Edition & Communication) :
Eurl Lazhari Labter Editions (ELLE)
Nom du responsable : Lazhari Labter
Adresse : Ecole Larbi Ben
M’hidi, Béni-Messous,
Alger (Algérie)
Tél./fax : + 213 21 93 37 17
Mobile : + 213 770 55 0270
lazharilabtereditions@gmail.com
J'ai lancé Lazhari Labter Editions en 2005 à Alger pour donner corps à un rêve d'enfance :
éditer des livres. « L'éditeur des coups de cœur » est ma devise. Je me qualifie comme artisan de l'édition. Je fais des titres en essayant de soigner le plus possible la présentation
et en étant intraitable sur le contenu. Je veux montrer qu'on peut réaliser des ouvrages en Algérie du même niveau que ceux publiés en Occident ou en Orient. Pour moi, un éditeur n'est pas un
imprimeur ou un marchand de papier. A ce jour, sur mon catalogue, j’ai 18 titres (et le reste arrive !)
2006
Titre : Pousse avec eux, chroniques
6 volumes : chroniques 2001, 2002, 2003, 2004, 2005, 2006
Auteur : Hakim
Laâlam
Genre : Chroniques
Pages :
Format : 12 X 19
Langue : Français
ISBN (2001): 9947-827-00-03
ISBN (2002): 9947-827-01-1
ISBN (2003): 9947-827-02-X
ISBN (2004): 9947-827-03-8
ISBN (2005): 9947-827-04-8
ISBN (2006): 9947-827-07-9
Prix Algérie : 200 DA le volume
Prix coffret de 6 : 1000 DA
Prix étranger : 10 euros le volume
Prix étranger (coffret de 6) : 60 euros
Titre : Le Huitième mort de Tibhirine
Auteure : Rina
Sherman
Genre : Témoignage
Pages : 250
Format : 13 X 20
Langue d’origine : Français
ISBN : 9947-827-05-4
Prix Algérie : 600 DA
Prix étranger : 15 euros
2007
Titre : La Chaîne étoilée
Auteure : Ramy Belkacem Boualem
Genre : Roman
Pages : 236
Format : 21,5 X 29
Langue : Français
ISBN : 9947-827-10-9
Prix Algérie : 500 DA
Prix étranger : 10 euros
2008
Titre : Grand Moyen-Orient : Guerres ou paix ?
Plaidoyer pour une nouvelle révolution arabe
Auteur : Hocine
Belalloufi
Genre : Essai
Pages : 312
Format : 21,5 X 29
Langue : Français
ISBN : 9947-827-31-4
Prix Algérie : 600 DA
Prix étranger : 15 euros
Titre : Grand
Moyen-Orient : Guerres ou paix ?
Plaidoyer pour une nouvelle révolution
arabe
(Traduction en arabe en coédition avec Dar
Al-Farabi - Liban)
Auteur : Hocine
Belalloufi
Genre :
Essai
Pages :
366
Format :
Langue :
Arabe
ISBN :
9947-827-30-7
Prix Algérie : 600
DA
Prix étranger : 20 euros
Titre : Le Dingue au bistouri : Commissaire
Llob
Auteurs : Yasmina Khadra & Mohamed Bouslah
Genre : Bande dessinée
Format : 21, 5 X 29
Pages : 104
Langue : Français
ISBN : 978-9947-827-28-4
Prix Algérie : 1000 DA
Prix étranger : 20 euros
Titre : Le Réveil
Auteure : Nadia
Roman
Genre : Histoire
(enfants)
Pages : 32
Format : 21 X
21
Editeur d'origine : Editions du
Ricochet
Langue :
Français
ISBN :
9947-827-15-4
Prix Algérie : 300
DA
Titre : Al-Istikadh
Auteure : Nadia
Roman
Genre : Histoire
(enfants)
Pages : 32
Format : 21 X 21
Editeur d’origine : Editions du
Ricochet
Langue d’origine :
Français
Traducteur : Lazhari
Labter
ISBN :
9947-827-16-1
Prix Algérie : 300
DA
Prix étranger : 10 euros
Titre :Hammam et Beaujolais
Auteur : Nadia Khouri-Dagher
Genre :
Chroniques
Pages :
224
Format : 21,5 X
29
Langue :
Français
ISBN :
9947-827-43-7
Prix Algérie : 600
DA
Titre : La plume contre le sabre :
Mohamed Bensalem laghouat (1904 - 1985)
Auteur : Amar Belkhodja
Genre : Essai
Pages :
192
Format : 21,5 X 29
Langue :
Français
ISBN :
9947-827-35-2
Prix Algérie : 500
DA
Prix étranger : 15 euros
A PARAITRE EN
2009
Lazhari Labter, La Cuillère et autres petits riens (récits)
André Lecourtois, Algérie années 50, un prêtre témoigne (témoignage)
Farid Benyoucef, Le noir te va si mal (roman)
Rina Sherman, Le 8e mort de tibhirine (témoignage), version arabe
El Hadi Hamdikène et Abderrahmane Djelfaoui, Solitudes (livre d'art, photos)
Lazhari Labter-Nadia Roman-Marie Mahler Le taboulé des mots
(en coédition avec les Editions du Picochet)
Le 8e mort de Tibhirine
de Rina Sherman
http://8e-mort-tibhirine.blogspot.com
Les bonnes feuilles
“Le maquis, c'est Paris, Madame.” C'est ainsi que j'ai fini par répondre un jour aux questions insistantes avec lesquelles on me lancine depuis longtemps. Qui a tué les sept dormants de Tibhirine
? Pourquoi Didier Contant est-il mort au retour de Blida et de sa troisième enquête sur l'assassinat des moines trappistes ? Pourquoi Didier Contant a-t-il cessé de jouir de son droit à la
liberté d'expression ? Et finalement, pourquoi depuis sa mort, aucun journaliste n'a-t-il repris sa thèse ? Êtes-vous allée en Algérie, au maquis, pour élucider les circonstances de la mort de
votre compagnon ? Dans les lignes qui suivent, j'offre le récit de ce que j'ai vu et vécu parmi les maquisards de Paris, après sept ans de vie commune avec la famille d'un roi éleveur de bœufs en
Afrique, et apprenant au retour que Didier Contant, mon compagnon, est tombé du cinquième étage d'un immeuble parisien : parcours que je pourrais aussi dénommer, Anthropologue, le retour.
Le temps de la lecture, rangeons le pathos. Levons le rideau sur la vie de deux êtres humains ; ils s'aiment, ils ont décidé de vivre au grand air d'Afrique, ils ont pleins de projets ensemble.
Brutalement, l'un meurt, il s'appelle Didier Contant. L'autre, l'auteur de ses lignes, essaye d'élucider la vérité de cette mort aussi subite que troublante. La recherche a lieu à Paris. Elle
s'effectue sur un terrain qu’on pourrait qualifier d'affaire étouffée. Si apprendre à négocier avec l'omerta peut constituer un rite de passage, découvrir que Paris est un maquis en est une
conclusion. (…)
Didier était quelqu'un de fort et de solide. Il était fier, et il attachait de l'importance à ce que les gens pensaient de lui. Sans famille pour l'épauler, à seize ans, il avait commencé sa vie
d'adulte à partir de rien. Pourtant, après avoir été coursier pour des agences de photos à l'âge de trente-cinq ans, il était devenu rédacteur en chef de l'agence Gamma. Néanmoins, sa force
masquait une certaine fragilité. Parfois, il me disait que faire des choses pour moi ou avec moi l'aidait à exister. Souvent, il se posait devant moi pour me demander si je le trouvais beau.
Cette vulnérabilité rendait Didier attachant à mes yeux. Il possédait ce qui me manquait cruellement : la capacité de demander à être aimé pour ce qu'il était, avec grâce et sans fard. (…) La
mort n'est pas une fin en soi. Celle de Didier Contant est indissociable de l'enlèvement et de l'assassinat des sept moines trappistes. En ce sens, Didier est une victime – la huitième de
Tibhirine – de la controverse sur la poussée de l'intégrisme musulman de par le monde, qui occupe une place importante dans l'opinion publique depuis bien des années. Face aux nombreuses
disparitions, victimes du fanatisme religieux, nous pourrions nous complaire à dire : autrefois, j'aurais été résistant ou je le serai le moment venu. Ce serait oublier que l'éthique est une
question d'ici et de maintenant. Ne pas s'en occuper, c'est la faire péricliter. L'exigence du respect de l'autre est l'affaire de tous et de tous les jours. (…) A Mgr Teissier : “Je vous écris
parce que je suis un peu triste de constater qu'il est impossible de remettre en cause, sans le vouloir mais sans hésitation, la version d'une armée algérienne responsable de l'enlèvement des
moines, sans s'attirer les foudres de ceux qui, armés de certitudes, font leurs enquêtes de Paris. Après notre déjeuner, j'ai avancé dans mon travail et j'ai les preuves définitives et
indiscutables que les moines ont été enlevés par un groupe du GIA : j'ai rencontré et interviewé un témoin enlevé la même nuit et racontant leur captivité en montagne dans une cache du GIA, et
des agriculteurs qui ont vu les traces du groupe et retrouvé une soutane sur le chemin. Ceci s'ajoute au témoignage du gardien du monastère et de Sid Ali Benhadjar. Ce soir, je suis décontenancé
par la violence de l'attaque contre moi, et ne sais que faire de ce travail. (…) Je pense à Didier, dont les yeux s'éclaircissaient dès qu'il était question de l'Algérie, du Sahara, des gens de
l'Église de là-bas, si loin. Il me vient à l'esprit les dernières volontés du père Christian de Chergé : “Je ne vois pas comment je pourrais me réjouir que ce peuple que j'aime soit
indistinctement accusé de mon meurtre. C'est trop cher payé ce qu'on appellera, peut-être, la "grâce du martyre" que de la devoir à un Algérien, quel qu'il soit, surtout s'il dit agir en fidélité
à ce qu'il croit être l'islam.” Je pense encore et toujours, chaque jour, à Didier, ce bel homme, fier et sensuel, curieux de tout et plein d'humour, mort inutilement. Pourquoi ? Pour ce qui
concerne sa mort physique, nous ne connaîtrons peut-être jamais exactement le déroulement des faits qui ont précédé sa chute du cinquième étage d'un immeuble parisien, mais au fil de mes
interrogations, j'ai été dégoûtée par la manipulation de son action. Indépendamment de sa volonté, étant accusé par les séides des intégristes islamistes, d'être un “éradicateur”, il s'est
retrouvé dans le collimateur du réseau “Qui tue qui ?”. A la suite de la mort de Didier Contant, aucun journaliste n'a osé reprendre son enquête sur l'enlèvement et l'assassinat des moines
trappistes. Aucun journaliste n'a osé mener une investigation sur les circonstances de sa mort. Deux ans après sa mort, aucun journaliste sur la place de Paris n'ose citer son nom. (…) Le carnet
de bal est vide. L'esprit critique a perdu la partie. Hors de ce carcan imposé, pourrais-je obtenir une autre grâce qu'un retour sur soi ? Je lève les yeux au ciel pour y suivre l'envol des
oiseaux, mais jamais la nuit, car la nuit est à nous. Aurai-je de nouveau un jour une autre envie que celle de vouloir te serrer la main, de sentir ton pied chaud contre le mien, pour nous
envoler ensemble depuis la falaise de la Serra da Chela ? Une nuit de voyage en Angola, sur le col sinueux, flanqué de pentes étroites et côtoyant des précipices terrifiants, nous sommes
descendus dans les plaines de Namibe pour nous arrêter à la croix de Magellan, fixée au cap d'un escarpement surplombant l'océan. Les projets d'amour n'ont pas de raison. Que le temps ne s'écoule
plus, que l'espace devienne infini, que la brise me donne des ailes, tel un oiseau je planerai, rien que pour te retrouver.
CE QU'EN DIT LA PRESSE
"Ce livre, écrit par la compagne de feu Didier Contant et préfacé par Antoine Sfeir, offre, enfin, le témoignage sur le harcèlement sans pareil dont a été victime son compagnon, dont les
conclusions sur son enquête sur l’assassinat des moines de Tibhirine a osé être à contre-courant des discours du "qui-tue-qui ?"”
Khadidja Baba-Ahmed, Le Soir d’Algérie
“C’est un livre qui accuse, une sorte de contre-enquête sur les causes du suicide le 15 février 2004 de Didier Contant, quarante-trois ans, provoqué par une campagne de dénigrement à l’endroit du
journaliste.”
Hassane Zerrouki, L’Humanité
“Ce livre est à la fois bouleversant et terrifiant. Il pointe du doigt l'effet mortel des campagnes de désinformation ayant eu cours durant la période des attentats en Algérie. Quand les
intégristes assassinaient et que des journalistes français préféraient se demander "qui tue qui ?"”
Caroline Fourest, ProChoix
“Le document que publie Rina Sherman, la compagne du journaliste disparu, nous entraîne dans un maquis parisien qui sème les fatwas et brouille les pistes. En remontant la filière des
rendez-vous, des courriels et des derniers SOS lancés par Didier (dont l’ultime à Mgr Teissier, archevêque d’Alger), Rina découvre que les ennemis du journaliste, notamment un certain
Jean-Baptiste Rivoire, avaient lançé contre lui un terrible processus de diffamation. En affirmant qu’il travaille avec les services secrets algériens, on attente à l’honneur de Didier Contant,
on ruine ses relations avec les rédactions pour lesquelles il travaille. Bref, on brise un homme.”
Martine Gozlan, Marianne
“Ce livre, bien écrit d'ailleurs, se lit comme un roman policier... Malheureusement, il ne s'agit pas de fiction mais de réalité. L'auteure va jusqu'au bout de sa quête de vérité. Elle est
souvent seule devant des portes fermées qu'elle ouvre, ce qui lui permet de dévoiler certains oublis dans l'enquête menée par la police. Mais peu à peu, tout s'explique, notamment le silence de
certains journalistes.
Jean-François Chalot, ResPUBLICA